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Gilles Ogay

Fausse croyance n°8 – “Je dois garder mon hypothèque pour compenser la valeur locative”

Contrairement aux usages internationaux, il est courant, en Suisse, de garder son prêt hypothécaire sur du (très) long terme. Nombreux sont les propriétaires qui, même en ayant les fonds pour rembourser leur emprunt, décident de garder leur hypothèque pour compenser la valeur locative. Cet argument est souvent utilisé lorsque la fiscalité est abordée dans le cadre d’un financement immobilier.

En devenant propriétaire, un nouveau revenu appelé « valeur locative » doit être ajouté à la déclaration fiscale. Ce revenu est déterminé au niveau cantonal. Les méthodes de calcul sont aussi diverses que le nombre de cantons suisses et dépendent de l’objet immobilier acheté. La conséquence est toutefois identique : le revenu augmente et donc la charge fiscale également.

Lorsque le propriétaire recourt à établissement financier pour acheter son bien, il peut déduire les intérêts hypothécaires de son revenu imposable et ainsi compenser tout, ou une partie de cette valeur locative.

Prenons, pour l’exemple, un propriétaire que nous appellerons Monsieur A. Il possède une maison individuelle de 140m2 à Echallens, dans le canton de Vaud, depuis 2005. La valeur fiscale du bien (fortune immobilière) est de CHF 750'000. L’hypothèque se monte à CHF 750'000 avec un taux d’intérêt de 2%, ce qui représente CHF 15'000 d’intérêts déductibles de son revenu imposable.

Cependant, ces 140m2 équivalent à environ CHF 15'000 de valeur locative (en tenant compte de la déduction forfaitaire liée à l’entretien du bien) qui s’ajoutent à son revenu imposable.

Résultat : CHF 15'000 de revenus en plus et CHF 15'000 de déduction. CHF 750'000 de fortune en plus et CHF 750'000 d’hypothèque en moins. La situation est neutre au niveau fiscal.

Monsieur A hérite de CHF 100'000 et il se pose la question suivante :

Faut-il utiliser cette somme pour rembourser en partie le crédit et ainsi diminuer la charge d’intérêts ? Ou conserver le même montant de prêt pour éviter une augmentation d’impôts ? Et alors que faire de ces CHF 100'000 ?

Les réponses peuvent être calculées facilement :

CHF 100'000 de crédit hypothécaire remboursé représentent une économie annuelle de CHF 2'000. Ce sont les intérêts de 2% que le propriétaire ne paiera plus. Il ne pourra plus les déduire fiscalement et observera une augmentation d’impôts annuelle de l’ordre de CHF 700 environ. L’économie réelle sera donc de CHF 1'300 par année (CHF 2'000 – CHF 700).

Si, en revanche, le débiteur maintient le même niveau d’hypothèque et qu’il place les CHF 100'000 ailleurs, le gain annuel devra être supérieur à CHF 1'300 nets pour que l’opération soit rentable. Cela représente un rendement net de 1.3% par an.

De nombreuses solutions peuvent offrir de tels rendements nets, comme le 3ème pilier A ou B, le 2ème pilier, les biens immobiliers de rendement ou les placements boursiers.

En conclusion, si l‘on peut choisir de garder son hypothèque ou de la rembourser, il est intéressant d’évaluer des solutions de placement, plutôt que d’essayer de contrer la valeur locative.

Gilles Ogay
gilles.ogay@moneypark.ch | 021 348 10 15


Vous les aviez manquées ? (Re)découvrez les fausses croyances précédentes :

Risk Index

Finance et Immobilier Mise à jour: 80 % des prêts hypothécaires ont une durée d’au moins 10 ans

Les prix des maisons individuelles en Suisse ont augmenté de 1,20% au cours du premier semestre 2020. Au cours de la même période, 58% de nos détenteurs de prêts hypothécaires ont opté pour un financement auprès d'une banque. Parmi eux, 80% ont contracté un prêt hypothécaire d'une durée d'au moins dix ans. Vous trouverez ces informations et d'autres encore dans la publication FIMAJ Finance et Immobilier Mise à jour.

PriceHubble, l’entreprise Proptech, et MoneyPark, le spécialiste hypothécaire et immobilier, permettent une évaluation régulière et efficace du marché grâce à la mise à jour Finance et Immobilier FIMAJ. Tous les six mois, les indices immobiliers actuels par type de propriété et par région sont comparés à diverses données du marché du financement.

Choix du produit hypothécaire

Les Romands privilégient les durées longues

[caption id="attachment_19049" align="aligncenter" width="1287"] Du 1er janvier au 30 juin 2020[/caption]

Au premier semestre 2020, 80% du volume hypothécaire de MoneyPark avait déjà été conclu sous forme d’hypothèques à taux fixe d’une durée de dix ans ou plus. Les Romands, en particulier, préfèrent les durées longues: un bon tiers d’entre eux ont choisi une durée de onze ans ou plus.
Bien que ce soit une réduction par rapport au second semestre 2019 (42%), elle a entraîné une augmentation de la part des hypothèques à taux fixe à dix ans (S2 2019: 45%).

Les hypothèques à long terme de plus en plus populaires

La tendance aux hypothèques à taux fixe et à durée de plus en plus longue se confirme: au premier semestre 2020, la part des durées de dix ans et plus a continué d’augmenter, tandis que les durées moyennes ont perdu en attractivité. La cote de popularité de l’hypothèque Libor diminue également de plus en plus, mais cela peut également être dû à l’imminence de la disparition du Libor et au passage à l’hypothèque Saron.

Choix du prestataire hypothécaire

Les banques restent le groupe de prestataires privilégié

[caption id="attachment_19063" align="aligncenter" width="1284"] Du 1er janvier au 30 juin 2020[/caption]

En Suisse, 58% des hypothèques conclues par MoneyPark le sont pour le compte d’une banque. La part des caisses de pension est passée – du moins en Suisse alémanique – de 19% (S2 2019) à 24% au cours du premier semestre 2020. Les Romands, eux, ont continué à largement préférer les assurances et les banques au premier semestre 2020.

La part des prêteurs alternatifs augmente

La fermeture temporaire de certaines caisses de pension en raison de la crise du coronavirus au deuxième trimestre 2020 n’a pas affecté la popularité croissante des assurances et des caisses de pension sur l’ensemble du premier semestre 2020. Par rapport au second semestre 2019, la part des banques parmi les prêteurs hypothécaires a même diminué de 2 points de pourcentage.

Un potentiel d’économies énorme

Pour les emprunteurs, il est dans tous les cas intéressant de comparer les différents prestataires hypothécaires et de demander plusieurs offres. Le taux indicatif moyen de l’hypothèque à taux fixe à dix ans s’établissait à 1,17% au premier semestre 2020. Les taux d’intérêt effectivement octroyés après négociation ont permis à nos clients en Suisse alémanique d’économiser jusqu’à 54 points de base par an en souscrivant une hypothèque auprès d’une caisse de pension. En Suisse romande, la souscription auprès d’une caisse de pension a permis d’économiser jusqu’à 37 points de base. La différence régionale résulte du fait que les prêteurs ne proposent pas tous des financements hypothécaires sur l’ensemble du territoire de la Suisse ou ne se concentrent que sur certaines régions.

Indice PriceHubble des prix de l’immobilier

Hausse des prix malgré la pandémie

[caption id="attachment_19086" align="aligncenter" width="2166"] Etat au 30 juin 2020 / 100 = 2013 / base de comparaison 31 décembre 2019[/caption]

Après avoir baissé en 2019, les prix des appartements ont augmenté de 0,90 point de pourcentage dans toute la Suisse au premier semestre 2020, et ceux des maisons individuelles même de 1,20 point de pourcentage. Les prix ont également progressé durant le deuxième trimestre affecté par le Coronavirus, mais la croissance a été légèrement freinée, notamment pour les maisons individuelles.

Les prix des maisons individuelles augmentent dans toute la Suisse

Au premier semestre 2020, les prix des maisons individuelles ont augmenté de 1,30 point de pourcentage en Suisse alémanique et de 1,10 point de pourcentage en Suisse romande. Cette évolution est principalement imputable au premier trimestre (Suisse alémanique: +1 point de pourcentage, Suisse romande: +0,80 point de pourcentage), la croissance s’étant quelque peu ralentie au deuxième trimestre 2020 en raison de la pandémie.

Les prix des logements évoluent différemment en Suisse alémanique et en Suisse romande

Au premier semestre 2020, les prix des appartements ont gagné 1,10 point de pourcentage en Suisse alémanique – après une tendance à la baisse au cours de la dernière période considérée. La crise du Coronavirus n’a pas eu d’influence notable sur la tendance de la croissance, les prix augmentant au même rythme au premier qu’au deuxième trimestre. En revanche, les appartements en Suisse romande sont devenus moins onéreux, avec une baisse de 0,10 point de pourcentage.

Rendement et durée d’amortissement pour les appartements dans les communes

Les rendements moyens pour les appartements dans les communes suisses varient entre 2,13% et 4,27% (quantiles 99% et 1%), ce qui correspond à des durées d’amortissement comprises entre 23 et 47 ans, la valeur maximale étant de 4,82% (commune de Saint Nicolas) et la valeur minimale de 1,60% (commune de Rougemont).

Le rendement moyen pour l’ensemble des communes se situe à 3,22%, affichant une légère baisse au cours du premier semestre 2020 (S2 2019: 3,36%). Au niveau des cantons, nous observons les rendements les plus faibles à Zoug, Bâle-Ville et Nidwald, avec moins de 2,72%. Les rendements sont les plus élevés dans les cantons du Jura, de Soleure et de Glaris, avec plus de 3,51%.

Vous pouvez télécharger ici l'analyse en format PDF : Mise à jour Finance et immobilier.

étude logement idéal 2020

Etude sur le logement idéal 2020

La moitié des Suisse-sse-s prévoient d’acquérir un bien immobilier. La majorité rêve d’une maison individuelle en milieu rural, au calme et avec vue sur la campagne. C’est ce qui ressort de l’étude sur le logement idéal que nous réalisons chaque année en collaboration avec alaCasa.ch et Helvetia Assurances. De nouveau en forte hausse par rapport à l’année dernière, le degré de satisfaction des propriétaires quant à leur logement atteint des records. Une personne sur trois prévoit toutefois de vendre son bien après son départ à la retraite.

L’étude sur le logement idéal 2020 confirme nettement l’attrait pour la campagne : près de la moitié de la population suisse (45%) souhaite vivre en milieu rural. Il sera intéressant de voir si, en raison de la crise du coronavirus, cette tendance se reflète dans les chiffres de l’année prochaine. La grande majorité des sondé-e-s rêve d’une maison individuelle indépendante (54%), de préférence au calme, bien desservie par les transports publics et dans un cadre verdoyant. Ce type de logement a tout particulièrement les faveurs des jeunes et des locataires. La réalité montre toutefois que ce rêve n’est pas à la portée de tous en raison du budget limité (67%), de l’offre insuffisante (24%) ou de la situation familiale actuelle (14%). Résultat: pas moins de 40% des sondé-e-s se contentent, faute de mieux, d’un appartement ou d’une maison mitoyenne.

Deux tiers des locataires se rêvent propriétaires

Parmi les locataires, le désir d'avoir leurs propres quatre murs est particulièrement prononcé, à 66 %. Un-e propriétaire sur trois prévoit également d’acheter un bien supplémentaire. Ces affirmations ont toutefois perdu de leur importance du fait de la crise du coronavirus, car entre-temps les soucis liés au travail et à la sécurité financière ont relégué au second plan le rêve de devenir propriétaire, notamment chez les ménages à faibles et moyens revenus. Ce désir de propriété s’explique essentiellement par les coûts de logement moins élevés (47%), la liberté d’aménagement (39%) et le besoin de garantie à un âge avancé (38%). On voit, une fois encore, que la propriété du logement est source de grosses économies par rapport à la location. Près des trois quarts des propriétaires dépensent moins de 20% des revenus bruts de leur ménage pour se loger.

Les propriétaires sont très satisfaits

Les propriétaires affichent un taux de satisfaction extrêmement élevé de 98%, 28% d’entre eux étant satisfaits et 70% même très satisfaits de leurs conditions de logement actuelles. Chez les locataires également, la satisfaction atteint un niveau important à 90%, dont 38% de personnes très satisfaites. De plus, les personnes qui vivent à la campagne sont plus satisfaites de leur habitat que les citadins et leur satisfaction quant au choix de leur logement a tendance à augmenter avec l’âge.

Le vieillissement, facteur de changement de logement

Autant les Suisses aiment leur bien immobilier, autant les conditions de vie changent souvent au plus tard après la retraite. Plus d’un-e propriétaire sur trois (36%) prévoit de vendre son bien immobilier une fois à la retraite. Ils/elles envisagent l’achat d’un bien plus petit, le passage à la location ou à un appartement offrant des services pour les seniors, voire l’achat d’un bien à l’étranger.

LIRE L'ÉTUDE COMPLÈTE

locataire

Libor ou Saron : le marché monétaire de plus en plus à la traîne par rapport aux hypothèques à taux fixe

Les premières hypothèques du marché monétaire basées sur le Saron, successeur du Libor, sont désormais proposées en Suisse. Raiffeisen, l’un des principaux acteurs du domaine hypothécaire, a annoncé le remplacement du Libor. L’hypothèque du marché monétaire a longtemps été considérée comme la forme de financement la plus avantageuse pour un logement à usage propre, en particulier pour les preneurs d’hypothèques qui peuvent ainsi faire face aux fluctuations de taux d’intérêt. Elle présente non seulement de faibles taux, mais permet aussi une modification ou une résiliation jugée simple, peu coûteuse et rapide. Certains de ces avantages subsistent, même avec le Saron, mais cela fait un certain temps déjà que l’hypothèque du marché monétaire n’est plus la seule à faire valoir de tels atouts. Sa place de leader parmi les formes de financement les plus avantageuses et les plus flexibles est particulièrement ébranlée.

Les établissements de financement se préparent depuis longtemps au remplacement du Libor. Une entreprise de grande envergure, puisqu’en Suisse, les hypothèques pour les logements en propriété basées sur le Libor représentent CHF 150 milliards environ. Toutefois, en raison du scandale des manipulations, le Libor disparaîtra à fin 2021. En Suisse, le Saron (Swiss Average Rate Overnight) servira désormais de base pour les hypothèques du marché monétaire. Le Saron et le Libor se distinguent surtout sur deux aspects : alors que le Saron est basé sur les transactions effectives et les prix, le Libor est calculé à partir des accords interbancaires. De plus, le Saron est un taux journalier dont l’échéance est donc d’un jour ou d’une nuit. Le Libor, en revanche, est le taux d’intérêt pour emprunter sur une certaine échéance, en général trois mois.

Le remplacement du Libor par le Saron s’accélère
Actuellement, pratiquement tous les prestataires hypothécaires, excepté Raiffeisen, proposent encore des hypothèques Libor, mais à des conditions différentes. Certains prestataires ne concluent des contrats-cadres que jusqu’à fin 2021, alors que d’autres conservent leurs contrats-cadres habituels de trois à cinq ans en y indiquant que la base de calcul du taux hypothécaire sera modifiée au cours du contrat. D’autres encore proposent des hypothèques Libor sans accord-cadre, ce qui leur permet de modifier leurs conditions contractuelles à tout moment et de passer au Saron. Si le contrat hypothécaire est ajusté à la fin 2021, les personnes concernées doivent impérativement s’assurer que la marge reste inchangée. Le législateur prévoit d’ailleurs en principe qu’une telle modification de contrat ne se fasse pas au détriment des clients.

Les hypothèques à taux fixe à court ou moyen terme plus avantageuses que les hypothèques du marché monétaire
Fixer le taux d’intérêt en l’actualisant en continu sur la base du Libor ou du Saron garantit aux emprunteurs un taux d’intérêt proche du marché. Des taux d’intérêt en baisse sont alors une bonne nouvelle, puisqu’en définitive, ils signifient aussi une baisse continue des coûts de son logement . Cependant, avec l’introduction de taux d’intérêt négatifs, le Libor est passé en dessous de zéro en janvier 2015. Les taux d’intérêt négatifs n’ont pas été répercutés sur les preneurs d’hypothèques, mais depuis, le taux hypothécaire est constitué exclusivement de la marge de l’établissement de financement, ce qui signifie que le plancher a été atteint en termes de frais courants. La situation est similaire pour les hypothèques à taux fixe. Elles sont également devenues plus avantageuses au cours des dernières années, mais le potentiel de baisse n’est pas épuisé. En raison de la courbe des taux plate, les hypothèques les plus avantageuses d’une échéance maximale de huit ans ont récemment été disponibles au même prix ou à un prix inférieur à celui de l’hypothèque la plus avantageuse sur le marché monétaire. Concernant les hypothèques à taux fixe, le travail administratif du prestataire financier est réduit au minimum pendant la durée du produit et la marge est calculée différemment, ce qui explique pourquoi le prix de nombreuses échéances est actuellement inférieur au prix d’une hypothèque du marché monétaire.

Les hypothèques du marché monétaire ne répondent plus aux besoins des clients
L’hypothèque Libor a connu un nouveau revers avec l’introduction de contrats-cadres de crédit. Pratiquement tous les prestataires limitent ainsi la flexibilité souhaitée par les clients pour cette forme de financement concernant un changement de prestataire ou un remboursement. Les contrats-cadres d’une durée de deux à cinq ans constituent la règle. Auparavant, un ajustement à la fin de chaque période Libor était possible, c’est-à-dire généralement tous les trois mois. Certains prestataires offrent encore la possibilité d’une résiliation à moindre coût lors de la vente du bien immobilier et, dans la majorité des cas, de passer gratuitement à une hypothèque à taux fixe chez le même prestataire à la fin de la prochaine période Libor. Mais il ne s’agit alors plus d’avantages propres aux hypothèques du marché monétaire.

Les hypothèque à taux fixe offrent de plus en plus d’options
Les hypothèque à taux fixe sont liées à des échéances. Une pénalité de remboursement anticipé peut donc être appliquée en cas de résiliation prématurée. Cependant, les prestataires, comme les caisses de pension, sont toujours plus nombreux à offrir une résiliation peu coûteuse, voire gratuite, en particulier pour les très longues échéances. Des options switch pour passer gratuitement à de nouvelles hypothèques à taux fixe sont également de plus en plus proposées. Cette option permet de souscrire une hypothèque à taux fixe à long terme à tout moment pendant la durée d’une hypothèque à taux fixe, à condition que le nouveau taux d’intérêt soit plus élevé. Ainsi, si l’on s’attend à une hausse des taux d’intérêt avant la fin de l’hypothèque existante, on peut conclure une nouvelle hypothèque à taux fixe de manière anticipée. En outre, dans le contexte actuel de taux d’intérêt bas, le risque d’avoir à payer une pénalité de remboursement anticipé si l’hypothèque est résiliée prématurément, par exemple lors de la vente du bien immobilier, est faible. En effet, la probabilité que les acheteurs contractent une hypothèque à long terme souvent inférieure à 1 %  et que le prêteur soit d’accord est élevée.

L’intérêt pour les hypothèques Libor ne cesse de diminuer
En raison de l’assouplissement des hypothèques à taux fixe et des faibles taux d’intérêt, la demande d’hypothèques Libor a baissé de plus de 50 % ces cinq dernières années. Alors que l’hypothèque Libor représentait encore 11 % du volume total de toutes les opérations hypothécaires conclues chez MoneyPark en 2015, cette part est tombée à 6 % en 2019. Au premier trimestre 2020, les hypothèques Libor ne représentaient plus que 3 % du volume hypothécaire total souscrit par les clients de MoneyPark.

graphique

Les hypothèques à taux fixe à long terme sont de plus en plus prisées
La baisse de la demande d’hypothèques Libor a principalement profité aux hypothèques à taux fixe avec des échéances à moyen ou long terme de cinq à dix ans, mais pas aux échéances à court terme. Depuis 2018, la popularité des échéances très longues (plus de dix ans) ne cesse de croître et, au premier trimestre 2020, un quart du volume hypothécaire négocié par MoneyPark était déjà conclu pour onze ans ou plus. C’est également lié au choix du prestataire hypothécaire : les caisses de pension et les assurances en particulier accordent des hypothèques à long terme à des conditions très attrayantes. Alors que les assurances financent depuis des années environ 20 % du volume hypothécaire négocié par MoneyPark, les caisses de pension sont en train d’augmenter leur quote-part sur ce marché. En 2019, elles ont déjà accordé presque un quart des hypothèques négociées. La marche triomphante des hypothèques à taux fixe se poursuivra donc dans le contexte actuel des taux d’intérêt. Une tendance que l’hypothèque Saron aura dans un premier temps également du mal à contrer.


Deux nouveaux collaborateurs viennent renforcer les équipes de Vevey et de Neuchâtel

Fin octobre, nos équipes de Vevey et de Neuchâtel ont pu célébrer la fin des temps d’essai de Fabien Moura et de Jérôme Allemann, tous deux banquiers de formation. Présentations de les deux nouveaux collaborateurs.

Vevey

Deux nouveaux collaborateurs Fabien Moura a occupé le poste de conseiller clientèle privée avec spécialisation hypothécaire chez PostFinance SA pendant 8 ans. Détenteur du Brevet Fédéral de Conseiller financier IAF, Fabien apprécie tout particulièrement de voir les projets immobiliers de ses clients se concrétiser. Forger des solutions de toutes pièces, en sachant sortir du cadre, lui parait essentiel pour garantir le meilleur conseil, propre aux valeurs de DL MoneyPark. Il a rejoint notre équipe de Vevey, dirigée par Stéphane Stillavato, où il a retrouvé pas moins de deux de ces anciens collègues de PostFinance SA. Pour le contacter :fmo@d-l.ch | 021 977 10 18

Neuchâtel

Deux nouveaux collaborateurs Jérôme Allemann a débuté sa carrière à la Banque Coop, où il a officié en tant que conseiller à la clientèle privée puis conseiller à la clientèle hypothécaire. Pouvoir combiner les aspects fiscaux et de prévoyance à son métier initial, la banque, est une source de motivation dans son quotidien. Créer un lien de confiance avec le client, accompagner celui-ci de bout à bout dans cette étape de vie importante et disposer d’un éventail de partenaires lui permettant de personnaliser au plus haut point ses solutions sont autant de raisons qui l’ont poussé à rejoindre DL MoneyPark. Il a rejoint l’équipe de Michele Calabrese à Neuchâtel, qui grandit et compte aujourd’hui 7 membres. Pour le contacter :jal@d-l.ch | 032 858 10 18
Etude sur le logement idéal 2019

Etude sur le logement idéal 2018/19

L'étude sur le logement idéal 2018/19, réalisée chaque année par MoneyPark en collaboration avec alaCasa.ch, a une fois de plus interrogé les locataires et les propriétaires au sujet de leur logement. Dans l'ensemble, les Suisses sont plus satisfaits de leur situation que les années précédentes. La moitié des personnes interrogées épargnent régulièrement de l'argent afin de réaliser leur rêve de posséder leur propre lieu de vie. La propriété de rêve numéro 1 reste la maison individuelle. L'étude, basée sur une enquête en ligne, est la plus complète en Suisse sur les rêves de vie de la population. Des résidents de Suisse alémanique et romande, dont environ la moitié sont propriétaires et l'autre moitié locataires, ont été interrogés. « Chaque année, l'étude sur le logement idéal est un baromètre précieux des tendances de l’immobilier. Il nous donne un aperçu actualisé des espaces de vie des Suisses et reflète également les évolutions y relatives », explique Stefan A. Heitmann, fondateur et CEO de MoneyPark.

Les locataires sont attirés par la ville, les propriétaires par la campagne

Depuis 2017, le taux d'accession à la propriété en Suisse stagne à 39 pour cent, ce qui n'a pas son pareil sur le plan international. De plus, la période de recherche s'est allongée; un locataire sur trois passe plus d’un an à trouver la propriété de ses rêves. La campagne est privilégiée par les propriétaires, avec 35 pour cent d'entre eux qui préfèrent vivre dans un village. Un léger clivage urbain-rural se dessine entre propriétaires et locataires et confirme une tendance à l’urbanisation pour ces derniers. En effet, 21 pour cent des locataires souhaitent désormais vivre en centre-ville contre seulement dix pour cent pour les propriétaires. Cette différence s'explique probablement par le fait que les propriétés situées au centre-ville sont non seulement rares, mais que les prix d'achat ont également fortement augmenté au cours des dernières années.

Le soutien des professionnels de l'immobilier est apprécié

Afin de faciliter la recherche de la propriété de leurs rêves, un tiers des Suisses alémaniques et un quart des Suisses romands demanderaient conseil à un agent immobilier. Le soutien des agents immobiliers est également sollicité lors de la vente d'une propriété. Roman Bolliger, CEO d'alaCasa.ch, explique : « Les Suisses, soucieux de la qualité, attachent beaucoup d'importance au soutien professionnel lors de l'achat et de la vente d'un bien immobilier et s'appuient principalement sur une longue expérience ainsi que sur un réseau national d'agences immobilières bien établi ».

Un bon voisinage améliore la qualité de vie

Dans l'ensemble, les résultats reflètent une population résidente largement satisfaite. Pour la majorité d'entre eux, la situation du logement est agréable, même si un besoin d'amélioration en termes de confort est mis en avant par les locataires. Les résultats de l'étude montrent également que la plupart des gens sont de bons voisins : 42 pour cent des Suisses alémaniques ne se soucient pas de leurs voisins, et apprécient l’entraide générale. Par exemple, 35 pour cent des Suisses d'origine allemande et 20 pour cent des Romands arrosent les fleurs de leurs voisins pendant leurs vacances. Néanmoins, les Suisses se plaignent aussi de l'indélicatesse, de la nuisance olfactive et du manque de communication de la part de leurs voisins.

Un conseil hypothécaire indépendant est recherché

En Suisse romande, plus souvent que dans le reste de la Suisse, les futurs propriétaires font volontiers appel à l'expertise d'un consultant indépendant en financement immobilier. En Suisse alémanique, il y a tout de même un acquéreur sur trois qui envisage déjà de solliciter un courtier hypothécaire indépendant. « À mon avis, il s'agit là d'une revendication justifiée de la part d'acheteurs éclairés », souligne le CEO de MoneyPark, S. Heitmann. « Les emprunteurs hypothécaires d'aujourd'hui veulent plus de transparence et d'informations lors des comparaisons, ainsi qu'une certaine diversité de fournisseurs afin de trouver le financement individuel optimal. Une tendance qui s'affirmera encore plus fortement sur le marché hypothécaire suisse à l'avenir ».

Quelques constats complémentaires sur l'étude du logement idéal

  • Près de la moitié (49%) des participants à l'étude rêvent toujours de leur maison individuelle. De préférence calme et avec vue sur la campagne. Les acheteurs pragmatiques flirtent de plus en plus avec l'achat d'une maison en terrasse en vue d'une viabilité financière.
  • Pour ce qui est de la propriété de leurs rêves, les Suisses accordent de l'importance au prix d'achat et à la taille de la propriété, y compris à la présence d’un jardin ou d’un balcon, d'une part, et à des facteurs tels que l'emplacement calme, la proximité des transports publics, des écoles et des jardins d'enfants, d'autre part. En Suisse alémanique, les possibilités d’achat (D-CH 56%, W-CH 33%) et la proximité de zones de loisirs locales (D-CH 49%, W-CH 16%) sont beaucoup plus prononcées qu'en Suisse romande.
  • Les locataires supportent des coûts de logement plus élevés que les propriétaires. De plus, en raison des faibles taux d'intérêt hypothécaires, 22 pour cent des propriétaires ne consacrent qu'un dixième de leur revenu au logement, tandis qu'un locataire sur deux dépense entre 20 et 35 pour cent.
  • Pour les Suisses romands (87%), l'empreinte écologique de leur propriété est plus importante que pour les Suisses allemands (68%). Les propriétaires ont l'intention d'utiliser les nouvelles technologies comme les robots aspirateurs ou le contrôle de la lumière et de la température au moyen d'une application plus fréquemment dans deux ans qu'ils ne le font actuellement.
  • Quand il s’agit d’avoir une vision à long terme, les Suisses sont pragmatiques : la moitié d'entre eux souhaitent rester dans leur logement actuel, ce qui représente une augmentation de 13 pour cent par rapport à l'année précédente. Les autres, plus flexibles, envisagent d’acheter une propriété adaptée à leur âge ou de vivre à l'étranger. Seulement 21 pour cent des Suisses romands et 7 pour cent des Suisses alémaniques souhaiteraient acheter une maison de vacances dans un proche avenir. Cependant, plusieurs facteurs poussent les Suisses à renoncer à l’achat d’un bien de vacances: outre le manque de moyen, le besoin de dépaysement les mène à ne pas vouloir se limiter à un seul endroit.
  • Dans les relations de bon voisinage, un point qui irrite les Suisses romands mais indiffère les Suisses alémaniques: la voiture garée à la mauvaise place.
Pour en savoir plus, découvrez l'étude complète ici.
Deux nouveaux conseillers

DL accueille deux nouveaux conseillers dans ses équipes !

Après avoir réussi avec succès son apprentissage bancaire auprès de la Banque Raiffeisen, Jérémy Grognuz (à gauche sur la photo) a poursuivi sa carrière dans la succursale d’Assens, en qualité de Conseiller crédits et mandataire commercial.

C’est en rejoignant DL que Jérémy a trouvé écho dans sa volonté d’accompagner et d’aider les personnes dans leurs démarches d’une étape clef de leur vie, en se positionnant comme partenaire privilégié auprès des futurs acheteurs.

En mettant ses connaissances et compétences techniques sur les prêts hypothécaires à profit de notre clientèle, Jérémy évolue dans son domaine de prédilection et travaille son contact client, garantissant ainsi un conseil personnalisé, une qualité de l’offre irréprochable et une complétude dans la qualité de l’exécution de ses mandats.

Jérémy a rejoint l’équipe de notre belle ville de Lausanne le 1er avril 2017 et contribue à la solidarité de son groupe et de l’équipe en place dans les locaux de notre siège.

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Fort d‘une expérience de 23 ans au sein de Crédit Suisse Genève, Angelo Masone (à droite sur la photo) a développé son expertise dans le domaine hypothécaire tant dans le secteur du conseil à la clientèle qu’en qualité d’Assistant Vice President en fonction mixte.

Collaborateur engagé, Angelo a constamment participé à des programmes de formations et a lui-même formé la relève dans ses divers postes, en accompagnant les apprenants dans leur maîtrise du savoir-être et du savoir-faire nécessaire à la réalisation d’un conseil de qualité.

Angelo appréciant travailler auprès de collègues jeunes et dynamiques, c’est la raison pour laquelle il a rejoint notre équipe de Genève le 1er avril 2017. Il y est reconnu pour être un collaborateur serviable et respectueux d’autrui qui aime partager ses acquis, tant avec nos clients qu’avec ses collègues directs et indirects.

Nous lui souhaitons plein succès dans l’accomplissement de sa fonction dans la Cité de Calvin et nous réjouissons de pouvoir profiter et faire profiter de sa précieuse expérience durant de nombreuses années.


DL recrute !

Vous bénéficiez d'un profil bancaire et le financement immobilier n'a plus de secret pour vous ? Nous vous offrons le meilleur cadre possible pour conseiller avec créativité et compétence vos clients et les guider avec passion vers l'accession à la propriété. Vous souhaitez évoluer dans un environnement jeune, dynamique et ambitieux? Rejoignez-nous sans plus tarder !

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Une cliente marquante

Dans le cadre de mon emploi, je suis souvent confrontée à des situations complexes dont le dénouement est susceptible de changer la vie de mes clients. Ces situations requièrent une implication importante et une vraie collaboration avec le client ou la cliente, aussi, quand l’aboutissement est positif, on en garde un souvenir marquant. Il y a d’ailleurs un cas dont je me souviens bien, il s’agit d’une cliente qui  m’avait contactée pour un problème pressant. Vu le caractère urgent de sa demande, nous avions convenu d’un rendez-vous le jour même. De fait, sa situation était compliquée. L’année précédant notre entrevue, elle avait réservé un bien dans une promotion qui devait être livrée deux ans plus tard. Avant de signer la réservation chez le notaire elle avait consulté son banquier. Sur le moment, ce dernier lui avait assuré que l’obtention d’un financement ne poserait pas de problème. Dès lors, la cliente rassurée a signé l’acte de vente chez le notaire avec un acompte de 20%, sans se préoccuper du fait qu’elle n’avait pas de contrat cadre bancaire. Lorsqu’elle a eu besoin de mettre en place son financement, elle recontacta naturellement son banquier. Malheureusement, celui-ci s’était trop avancé lors de leur premier entretien et il lui annonça qu’il ne la finançait plus. La douche froide ! Il faut avouer que plusieurs problématiques étaient réunies : premièrement, la cliente vivait dans un pays étranger soumis à des restrictions en Suisse. Deuxièmement, son mari, un homme d’affaires qui assurait les rentrées financières du couple, avait des revenus difficilement justifiables. Malgré la complexité de la « mission », la cliente m’a convaincue de l’aider et j’ai décidé de ne pas lâcher l’affaire. C’est dans ces moments-là que ma nature persévérante s’exprime ! Pour commencer, nous avons transféré sa résidence principale en Suisse, ensuite, j’ai consulté sept établissements et essuyé autant de refus. Cela en devenait presque désespérant. Finalement, après quatre mois de recherches, nous avons obtenu satisfaction moyennant quelques aménagements. Il a fallu être « créatif » et mettre en place certains points, notamment : l’établissement d’un acte de cautionnement pour éviter le risque pays, le nantissement d’avoirs et les justificatifs de revenus de Monsieur obtenus non sans difficulté.... Au final, nous avons trouvé une banque prête à suivre ma cliente, elle a obtenu son financement ce qui lui a permis de sauver son acompte de 20%. Aujourd’hui, elle est heureuse d’avoir emménagé dans sa résidence. Malgré les difficultés et le temps passé sur ce dossier, ce fût une belle rencontre et  je dois avouer (un peu égoïstement) que cette expérience gratifiante m’a procuré beaucoup de satisfaction.
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